Frozen territories under Russian influence

Txt et photos : LH
January 2009/Janvier 2009
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The photo report has lasted three months in autumn 2008. It was done by car from Paris for a distance of 12,000 km (see the map below).
The explosion of the Soviet bloc gave birth to "confetti" of territories where life seems to have stop on 26 December 1991. Of these, three-state separatists, the status of "frozen conflict" have experienced war in their declaration of independence, Transnistria (Moldova), South Ossetia (in Georgia) and Nagorno-Karabakh ( Azerbaijan). The peninsula of Crimea (southern Ukraine) did not see the color of blood, but the impulses of attachment of territory to Russia, from the Russian majority, causing recurring tensions.
These small states de facto, not recognized by the international community in the case of frozen conflicts, have in common to maintain the threat of imminent military conflict - the war in South Ossetia 's August 2008 attests it - and generate an atmosphere where the epithet of "frozen" resonates, fixing all the landscapes that attitudes and men, in a manner specific to each area.
"Frozen" by physically visible traces of armed conflict; "frozen" in the atmosphere, the Soviet legacy is still visible to the difference that Russia has replaced the USSR in the hearts, "frozen" in the heads in the worship of past values (Lenin, the Tsar, sport ...), where control of information, travel and education annihilates individual empowerment.
The concept of territory is unclear. The attributes of the state (institutions, borders, currency, flag ...) no mistaking the feeling of crossing of the shadow which appear is maintained by the political power and fear of war.
At various degrees of visibility, Russia is using (geo) strategies of these territories to maintain its sphere of political and economic influence - as in the days of the USSR - of ex-Soviet states (Moldova, Ukraine, Georgia, Armenia, Azerbaijan) who are looking to Europe.
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Territoires gelés sous influence russe
Le reportage photo a duré trois mois à l'automne 2008. Il a été réalisé en voiture au départ de Paris sur une distance de 12.000 km.
L’explosion du bloc soviétique a enfanté de « confettis » de territoires où la vie semble s’être arrêtée le 26 décembre 1991. Parmi ceux-ci, trois états séparatistes, à l'état de « conflit gelé », ont connu la guerre à la déclaration de leur indépendance : la Transnistrie (en Moldavie), l’Ossétie du sud (en Géorgie) et le Nagorno-Karabagh (en Azerbaïdjan). La presqu’île de Crimée (au sud de l’Ukraine) n’a pas vu la couleur du sang, mais les velléités de rattachement du territoire à la Russie, émanant de la communauté russe majoritaire, provoquent des tensions récurrentes.
Ces petits états de facto, pas plus grands que des départements français et non reconnus par la communauté internationale dans le cas des conflits gelés, ont en commun d’entretenir la menace d’un conflit militaire – la guerre en Ossétie du sud d’août 2008 en atteste - et de dégager une atmosphère où l’épithète « gelée » résonne, figeant autant les paysages que les mentalités et les hommes, d’une manière propre à chaque territoire.
"Gelé" physiquement par les traces visibles de conflits armés; "gelé" au niveau de l'atmosphère, l’héritage soviétique est toujours perceptible à la différence que la Russie a remplacé l’URSS dans les coeurs; "gelé" dans les têtes, dans le culte de valeurs passéistes (Lénine, le Tsar, le sport...), où le contrôle de l’information, des déplacements et de l’éducation annihile l’émancipation individuelle.
La notion du territoire est floue. Les attributs de l’Etat (institution, frontière, monnaie, drapeau… ) ne trompent pas la sensation de traverser des États fictifs dont le paraître est entretenu par le pouvoir politique et par la peur de la guerre.
À des degrés de visibilité divers, la Russie se sert (géo)stratégiquement de ces territoires pour garder sa sphère d’influence politique et économique - comme au temps de l’URSS - sur plusieurs états ex-soviétiques (Moldavie, Ukraine, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan) qui ont le regard tourné vers l’Europe.