Robin des squats
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SYNOPSIS
Aujourd'hui à Paris, 40.000 à 50.000 logements sont inoccupés et 500.000 à 600.000 m2 de bureaux sont vides. On recense 102.000 demandeurs de logement...
Sujet :
Les squats de « luxe » occupés par des étudiants et des jeunes travailleurs précaires, souvent issus des classes moyennes, sur fond de crise du logement dans ces arrondissements parisiens où le parc social n’occupe pas 2%... Peu à peu touchés par l’exclusion, ces Robins des squats occupent les quartiers chics pour loger les leurs : une forme de résistance qui s’installe dans une société où les inégalités se creusent.
Le contexte :
En novembre 2006, le collectif Jeudi noir se constitue pour alerter les pouvoirs publics sur la situation dramatique que connaissent aujourd’hui les étudiants et les jeunes travailleurs précaires pour se loger dans les grandes villes. Les militants s’invitent alors au moyen d’actions festives improvisées dans des visites d’appartement ou dans des agences immobilières pour dénoncer les prix des loyers exorbitants. Quelques mois plus tard, leur première expérience d’ouverture d’un bâtiment vide place de la Bourse à Paris, rebaptisé « Ministère de la crise du logement », avec les associations Macaq et le DAL, les conduits à se spécialiser dans la réquisition d’immeubles pour se faire entendre et, de façon pragmatique, trouver une solution à leurs difficultés. Des milliers de mètres carrés restent vides dans la capitale, particulièrement dans les quartiers chics alors que la crise du logement bat son plein. Les jeunes militants de Jeudi noir et de Macaq s’organisent pour trouver où se loger à l’heure où la capitale exclut une grande partie de sa jeunesse à cause de ses loyers prohibitifs et du faible nombre de chambres étudiantes. Cultivés, titulaires de diplômes de hautes études, ils accompagnent leurs occupations d’immeuble par un discours politique affirmé, une technicité de haute volée sur la question du logement et garantissent une occupation sans dégradation. A l'image de la jeunesse d'aujourd'hui, leurs préoccupations sont terre-à-terre…
Le travail documentaire démarré en novembre 2006 raconte les happenings de jeudi Noir et les réquisitions d'immeubles (vie quotidienne, ouverture des lieux, expulsions, élection des candidats au squat, formation à l'ouverture du bâtiment...).
A suivre…
Today in Paris, 40.000 to 50.000 homes are unoccupied and 500.000 to 600.000 m2 of offices are empty. There are 102.000 applicants for housing ...
Story:
Squats of "luxury" occupied by students and young workers, often from middle-class, on a housing crisis in the Parisian district. Affected by the exclusion, Les Robins des squats use uptown to house their own: a form of resistance that has arisen in a society where inequality is increasingly visible.
Context:
In November 2006, Jeudi Noir is for alerting the authorities to the plight faced by today's students and young workers in precarious housing in major cities. The militants do actions in improvised festive visits apartment or real estate agents to expose the exorbitant price of rents. A few months later, their first experience of opening an empty building Place de la Bourse in Paris, renamed the "Ministry of the housing crisis," with associations Macaq and DAL, bring them to specialize in the supply of buildings to be heard and, pragmatically find a solution to their difficulties. Thousands of square meters are empty in the capital, especially in the uptown while the housing crisis in full swing. The young activists of jeudi Noir and Macaq are organizing to find where to login at a time when the capital excludes much of his youth because of its prohibitively high rents and the low number of student rooms. Grown, holders of diplomas of higher learning, they accompany their occupations by building a political speech said a high-tech fly on the housing issue and guarantee occupancy without degradation. Just like today's youth, their concerns are down to earth ...
The documentary work started in November 2006 telling the happenings of Black Thursday and the requisitioning of buildings (daily life, open places, evictions, election of candidates for the squat, training for the opening of the building ...).
To be continued....